Opération d'une fracture de l’extrémité proximale de l’humérus à Bordeaux

Chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie de l’épaule

A propos de la fracture de l’extrémité proximale de l’humérus

Spécialiste de l'épaule à Bordeaux

L’extrémité proximale de l’humérus correspond à la partie haute de l’os du bras, au voisinage immédiat de l’épaule. Une fracture à ce niveau est fréquente, notamment après une chute, et peut concerner le col chirurgical, les tubérosités ou la tête humérale.

Ces fractures surviennent aussi bien chez le sujet jeune après traumatisme à haute énergie que chez le sujet âgé ostéoporotique après chute simple. Elles peuvent être peu déplacées et traitées orthopédiquement, ou au contraire complexes, déplacées, instables, voire non reconstructibles.

Les symptômes habituels sont une douleur importante, une impotence fonctionnelle marquée, un gonflement, des ecchymoses et parfois une déformation de l’épaule. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et sur l’imagerie, avec radiographies et souvent scanner pour analyser précisément les fragments et planifier le traitement.

Prise en charge

Opération d'une fracture de l’extrémité proximale de l’humérus à Bordeaux

Le traitement dépend du type de fracture, du degré de déplacement, de la qualité osseuse, de l’âge biologique, de l’autonomie du patient et de ses besoins fonctionnels.

  • Les fractures peu déplacées peuvent être traitées sans opération, par immobilisation puis rééducation progressive.
  • Les fractures déplacées mais reconstructibles peuvent relever d’une ostéosynthèse par clou centromédullaire ou par plaque verrouillée.
  • Les fractures complexes, céphaliques, comminutives, à risque élevé de nécrose ou sur os fragile du sujet âgé peuvent justifier une prothèse inversée de fracture.

Le choix de la technique est individualisé. L’objectif est d’obtenir une épaule la plus confortable, la plus mobile et la plus fonctionnelle possible, tout en limitant le risque de déplacement secondaire, de pseudarthrose ou de raideur.

Une prise en charge chirurgicale de votre fracture de l’extrémité proximale de l’humérus vous a été recommandée par le Docteur Lavignac.

AVANT L’INTERVENTION

Un bilan complet est réalisé avec radiographies et parfois un scanner. Ce dernier permet de préciser le nombre de fragments, leur déplacement, l’atteinte des tubérosités et la faisabilité d’une reconstruction. Un bilan anesthésique préopératoire est également effectué.

PENDANT L’INTERVENTION

La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale, parfois associée à une anesthésie locorégionale afin d’améliorer le confort postopératoire. Selon la fracture, trois grandes options peuvent être retenues : clou, plaque ou prothèse inversée de fracture.

APRÈS L’INTERVENTION

Le bras est immobilisé dans une attelle coude au corps. La durée d’immobilisation et le rythme de rééducation dépendent du montage réalisé et de la qualité osseuse. Une rééducation précoce mais prudente est ensuite mise en place afin de trouver le bon équilibre entre protection de la consolidation et prévention de l’enraidissement.

OSTÉOSYNTHÈSE PAR CLOU

Le clou centromédullaire est introduit à l’intérieur de l’os par une courte voie d’abord. Il permet d’aligner et stabiliser certains traits de fracture, notamment au niveau du col chirurgical, grâce à des vis de verrouillage proximales et distales. Cette technique est moins invasive sur les tissus mous, mais n’est pas adaptée à toutes les fractures.

OSTÉOSYNTHÈSE PAR PLAQUE

La plaque verrouillée est fixée sur l’humérus par une voie d’abord antérieure ou delto-pectorale. Elle permet de réduire précisément les fragments et de stabiliser les tubérosités. Elle est particulièrement utile dans les fractures déplacées ou comminutives reconstructibles. Une greffe osseuse ou un soutien complémentaire peut parfois être nécessaire.

PROTHÈSE INVERSÉE DE FRACTURE

Lorsque la fracture est trop complexe pour être reconstruite de manière fiable, notamment chez le sujet âgé, une prothèse totale inversée spécifique de fracture peut être proposée. Elle remplace les surfaces articulaires et permet de récupérer une fonction satisfaisante grâce au deltoïde, tout en re-fixant les tubérosités autour de l’implant.

Le but du traitement est de calmer la douleur, de retrouver une autonomie rapide et d’obtenir la meilleure fonction possible de l’épaule. Après ostéosynthèse, l’objectif est d’obtenir une consolidation osseuse dans une position satisfaisante. Après prothèse inversée de fracture, l’objectif est surtout de retrouver une épaule stable, confortable et fonctionnelle dans la vie quotidienne.

La récupération complète demande du temps. Elle dépend du type de fracture, de la technique utilisée, de l’état des tendons, de la consolidation osseuse et du respect des consignes postopératoires. Chez certains patients, une limitation résiduelle de mobilité ou de force peut persister, surtout après fracture complexe.

Comme toute chirurgie, cette intervention expose à des complications possibles, même si elles restent rares.

  • hématome, infection, retard de cicatrisation cutanée ;
  • raideur postopératoire, douleur prolongée, algodystrophie ;
  • déplacement secondaire, absence de consolidation, cal vicieux ou nécrose céphalique après ostéosynthèse ;
  • défaillance ou gêne du matériel ;
  • non-consolidation ou migration des tubérosités ;
  • luxation, descellement, instabilité ou usure en cas de prothèse ;
  • atteinte neurologique ou vasculaire exceptionnelle.

Le tabac augmente nettement le risque de complications cicatricielles, infectieuses et de retard de consolidation. Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer pendant toute la période de guérison.
Veuillez lire attentivement le consentement opératoire qui vous a été remis et expliqué lors de la consultation. Ce document vous informe sur les risques associés à l’intervention. Sa bonne compréhension et sa signature sont obligatoires avant votre intervention.

Votre parcours patient en chirurgie le l'épaule à Bordeaux

Dr Pierre Lavignac

En résumé

La chirurgie des fractures de l’extrémité proximale de l’humérus vise à restaurer au mieux la fonction de l’épaule par ostéosynthèse ou, dans les formes complexes du sujet âgé, par prothèse inversée de fracture. Le résultat dépend autant du geste chirurgical que de la consolidation, de la rééducation et de la patience pendant les premiers mois.

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