Fracture de l’extrémité proximale de l’humérus
Chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie de l’épaule
Fracture de l’extrémité proximale de l’humérus à Bordeaux
Chirurgien spécialiste de l'épaule à Bordeaux
Comprendre la fracture de l’extrémité proximale de l’humérus
L’extrémité proximale de l’humérus correspond à la partie haute de l’os du bras, au niveau de l’épaule. Les fractures de cette zone représentent environ 5 % de toutes les fractures et concernent principalement deux populations : les patients âgés (chute domestique sur ostéoporose) et les patients jeunes après traumatisme à haute énergie (accident de la voie publique, chute sportive).
Symptômes typiques
– Douleur intense et immédiate après le traumatisme
– Impossibilité de bouger le bras
– Hématome important du bras et du thorax dans les jours qui suivent
– Déformation parfois visible
– Engourdissement ou perte de sensibilité (signe possible d’atteinte du nerf axillaire)
Diagnostic
Dr Pierre Lavignac - Chirurgien Orthopédiste
Radiographies en première intention pour confirmer la fracture et préciser le déplacement. Un scanner avec reconstruction 3D peut être nécessaire pour les fractures complexes (3 ou 4 fragments) afin de planifier le traitement.
Quel traitement ?
Le choix dépend de plusieurs facteurs :
- Type de fracture (classification de Neer : nombre de fragments déplacés, atteinte de la tête humérale)
- Âge et autonomie du patient
- Qualité osseuse (ostéoporose ou non)
- Activité antérieure et attentes
Traitement orthopédique
Pour les fractures peu ou pas déplacées : immobilisation 4 semaines, rééducation précoce et progressive. Convient à environ 70 % des fractures.
Ostéosynthèse
Pour les fractures déplacées chez des patients avec un os de bonne qualité : fixation par plaque vissée verrouillée, voire enclouage centromédullaire selon la configuration.
Prothèse
Pour les fractures complexes (3-4 fragments) chez le patient âgé, lorsque la reconstruction n’est pas fiable : pose d’une prothèse, souvent inversée chez le sujet âgé. Elle permet une récupération fonctionnelle plus rapide et plus prévisible que l’ostéosynthèse dans cette indication.
Récupération et reprise des activités
Qu’il soit orthopédique ou chirurgical, le traitement est suivi d’une immobilisation par attelle coude au corps, puis d’une rééducation précoce mais prudente : elle recherche l’équilibre entre la protection de la consolidation osseuse et la prévention de l’enraidissement de l’épaule. La récupération fonctionnelle demande au moins 3 à 6 mois selon la gravité de la fracture et la technique utilisée.
Quelques repères de reprise, à adapter à chaque situation : conduite le plus souvent après 4 à 6 semaines, port de charges pas avant 6 semaines, sport à partir de 3 à 6 mois selon la consolidation et le type de sport.
Pour le détail de la prise en charge, consultez les pages intervention chirurgicale (techniques : clou, plaque, prothèse inversée de fracture), suites post-opératoires et rééducation (protocole en 4 phases et exercices d’auto-rééducation).