Instabilité de l'épaule à Bordeaux

Dr Lavignac - Spécialiste de l'épaule​

Instabilité & luxation de l'épaule à Bordeaux

Chirurgien spécialiste de l'épaule à Bordeaux

L'intervention

L’articulation de l’épaule est la plus mobile de tout le corps humain et permet des mouvements très amples.

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Suites post-opératoires

La rééducation débute immédiatement après l’intervention par des mouvements passifs et actifs aidés au début, puis évolue vers des exercices actifs et de renforcement musculaire après 45 jours. Les auto-exercices doivent être réalisés régulièrement (3 fois par jour) dès le début.

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Rééducation

Votre épaule a bénéficié d’une intervention de stabilisation pour une instabilité postérieure ou antérieure.

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Comprendre l’instabilité de l’épaule

L’épaule est l’articulation la plus mobile du corps humain — c’est ce qui en fait aussi la plus instable. Elle peut « se déboîter » : c’est la luxation, qui correspond à la perte complète de contact entre la tête de l’humérus et la glène de l’omoplate. Quand le déboîtement n’est que partiel ou se réduit spontanément, on parle de subluxation.
Dans 95 % des cas, l’instabilité est antérieure : la tête de l’humérus passe en avant de la glène. L’instabilité postérieure est plus rare mais existe, notamment chez certains profils sportifs.

Symptômes : reconnaissez-vous ces signes ?

– Vous avez déjà eu une luxation qui a nécessité un passage aux urgences pour réduction

– Votre épaule « part » lors de certains mouvements — bras en l’air, en extension, en rotation externe

– Sensation d’appréhension : vous évitez certains gestes ou positions par peur que ça se reproduise (lancer une balle, dormir bras au-dessus de la tête, lever le bras pour saluer)

– Douleur et gêne fonctionnelle sans luxation vraie — c’est l’épaule douloureuse instable

– Perte de confiance dans son épaule, arrêt ou diminution du sport pratiqué

Causes et profils à risque

Dr Pierre Lavignac - Chirurgien Orthopédiste

La grande majorité des instabilités sont post-traumatiques :

  • Chute sur le bras tendu ou en rotation externe
  • Plaquage au rugby ou aux sports de contact
  • Traction violente sur le bras
  • Geste sportif d’armé du bras (handball, lancer, opposition)

Profils plus exposés :

  • Sportifs jeunes pratiquant des sports d’armé (handball, tennis, javelot, natation papillon) ou de contact (rugby, judo, MMA)
  • Patients hyperlaxes — articulations naturellement souples
  • Premier épisode survenu jeune : plus on est jeune lors de la première luxation, plus le risque de récidive est élevé (jusqu’à 80-90 % avant 25 ans)

Chaque épisode d’instabilité crée des lésions de passage qui ne cicatrisent pas correctement :

  • Lésion de Bankart : déchirure du bourrelet glénoïdien (le « joint » de l’articulation)
  • Encoche de Hill-Sachs : enfoncement de la tête humérale au moment du choc
  • Défect osseux glénoïdien : usure progressive du rebord antérieur de la glène à chaque récidive
  • Distension capsulo-ligamentaire : étirement des structures stabilisatrices

Plus l’instabilité récidive, plus ces lésions s’aggravent — et plus la chirurgie devient nécessaire.

  • Vous avez fait une première luxation — même si tout semble revenu à la normale, un avis spécialisé permet de chiffrer le risque de récidive
  • Vous avez fait plusieurs luxations ou subluxations
  • Vous ressentez de l’appréhension qui limite vos activités sportives ou quotidiennes
  • Vous êtes jeune (< 30 ans), sportif, et venez d’avoir un premier épisode
  • Votre épaule « craque » ou « saute » lors de certains mouvements
  • Examen clinique — tests d’appréhension, recherche d’hyperlaxité, évaluation de la mobilité et de la force
  • Radiographies — recherche de lésion osseuse (encoche de Hill-Sachs, fracture du rebord glénoïdien)
  • Arthro-scanner (arthro-TDM) — examen de référence : il reconstruit votre articulation en 3D et identifie précisément les lésions de passage (bourrelet, glène, capsule). Indispensable pour planifier l’intervention.
  • IRM en complément si nécessaire pour analyser les structures molles

Traitement non chirurgical

  • Immobilisation initiale après une luxation (généralement courte < 3 semaines)
  • Rééducation spécifique — renforcement des muscles stabilisateurs (rotateurs externes, fixateurs scapulaires), travail proprioceptif, contrôle moteur
  • Adaptation sportive temporaire ou définitive selon le profil

Une rééducation bien conduite permet parfois d’éviter la chirurgie, surtout chez les patients plus âgés, peu sportifs, et lorsque les lésions sont limitées.

Traitement chirurgical

La chirurgie est proposée quand :

  • Les épisodes d’instabilité se répètent malgré la rééducation
  • Les lésions identifiées sont importantes (défect osseux significatif, fracture du rebord glénoïdien)
  • L’instabilité limite la pratique sportive ou la vie quotidienne
  • Le patient est jeune et sportif après un premier épisode (le risque de récidive justifie d’opérer)

Deux techniques principales, choisies selon vos lésions, votre âge et votre niveau d’activité :

  • Réparation de Bankart sous arthroscopie — réinsertion du bourrelet glénoïdien par ancres résorbables. Adaptée aux instabilités sans défect osseux significatif.
  • Butée osseuse de Latarjet — transfert d’un bloc osseux (coracoïde) sur le rebord antérieur de la glène, fixé par 2 vis. Indiquée en cas de défect osseux important, de récidives multiples, ou chez les sportifs de contact à haut risque.

D’autres techniques peuvent être combinées (remplissage de l’encoche de Hill-Sachs, retente capsulaire) — c’est le principe du traitement « à la carte ».

Faut-il opérer après une première luxation ?

Pas systématiquement. La décision dépend de votre âge, de votre activité, de l’importance des lésions à l’imagerie et de votre niveau de sport. Pour un sportif de contact de moins de 25 ans, la chirurgie après le premier épisode est souvent recommandée car le risque de récidive dépasse 80 %. Pour un patient de 50 ans ayant une luxation suite à une chute, on commencera presque toujours par la rééducation.

Quand pourrai-je reprendre le sport après une butée de Latarjet ?

La reprise des sports sans contact (course, vélo) est possible vers 3 mois. Les sports avec contact ou armé du bras (rugby, handball, judo, escalade) sont autorisés généralement entre 4 et 6 mois selon la consolidation osseuse vérifiée à la radio et la qualité de la rééducation.

Bankart ou Latarjet : qui décide ?

Le choix est partagé entre vous et le chirurgien. Il dépend de l’imagerie (taille du défect osseux notamment), de votre niveau et type de sport, de votre âge et de vos antécédents. La butée est plus stable mais plus invasive ; le Bankart est mini-invasif mais avec un risque de récidive plus élevé chez les sportifs à haut risque.

Vais-je perdre de la mobilité ?

Une légère perte de rotation externe (5-15°) est fréquente. Elle est rarement gênante au quotidien et n’empêche pas de retrouver un haut niveau sportif. 

Que faire en attendant la consultation ?

Évitez les positions à risque (bras armé, en rotation externe forcée), n’arrêtez pas totalement le sport mais adaptez-le, et consultez votre kinésithérapeute pour commencer un travail de stabilisation et de proprioception.

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