Spécialiste de la Coiffe des Rotateurs à Bordeaux

Dr Lavignac - Chirurgien de l'épaule​

Traitement de la rupture de la coiffe des rotateurs à Bordeaux

Chirurgien spécialiste de l'épaule à Bordeaux

L'intervention

La coiffe des rotateurs est un ensemble de quatre tendons (sous-scapulaire, sus-épineux, sous-épineux et petit-rond) auxquels il faut ajouter le tendon du long biceps, venant recouvrir la tête de l’humérus.

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Suites post-opératoires

La rééducation débute immédiatement après l’intervention. Elle commence par des mouvements passifs uniquement, puis évolue vers des exercices actifs après 45 jours. Le travail de renforcement ne doit pas être commencé avant 3 mois. Les auto-exercices doivent être réalisés régulièrement (3 fois par jour) dès le début.

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Rééducation

Votre tendon a été réparé et nécessite une cicatrisation dans un environnement calme, sans sollicitation prématurée. La rééducation doit être douce, progressive, personnalisée et équilibrée entre protection et mobilisation pour éviter la raideur.

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Comprendre la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs est un ensemble de quatre tendons (sus-épineux, sous-épineux, sous-scapulaire et petit rond) qui recouvrent la tête de l’humérus. Avec le tendon du long biceps, elle assure à la fois la mobilité, la stabilité et la force de votre épaule lors des mouvements d’élévation et de rotation.

Au fil du temps, ces tendons peuvent s’user — c’est la tendinopathie. Lorsqu’ils se rompent, on parle de rupture de la coiffe des rotateurs. Cette pathologie est fréquente : elle concerne environ 25 % des personnes entre 50 et 60 ans, et plus de 50 % après 75 ans.

Symptômes : reconnaissez-vous ces signes ?

Une rupture de la coiffe se manifeste typiquement par :

– Une douleur de l’épaule, souvent sur le côté ou la face externe du bras, qui peut descendre jusqu’au coude

– Une douleur nocturne, caractéristique, qui réveille au moment de se tourner sur le côté de l’épaule atteinte

– Une perte de force lors des mouvements au-dessus de la tête (attraper un objet en hauteur, peigner, étendre du linge)

– Une raideur progressive : difficulté à mettre la main dans le dos, à attacher un soutien-gorge, à enfiler une veste

– Des craquements ou des accrochages lors de certains mouvements

La gravité de la lésion n’est pas toujours corrélée à la douleur. Une petite rupture peut être plus douloureuse qu’une grande déchirure complète. Seuls un examen clinique et une imagerie permettent de faire la part des choses.

Causes et profils à risque

Dr Pierre Lavignac - Chirurgien Orthopédiste

Deux mécanismes principaux conduisent à une rupture de la coiffe :

  • L’usure progressive (cause la plus fréquente) — liée à l’âge, aux gestes répétitifs ou en force, aux postures bras élevé
  • Le traumatisme aigu — chute sur le bras tendu, soulèvement brutal, traction sur l’épaule

Profils plus exposés :

  • Métiers manuels (BTP, peintres, mécaniciens, soignants, coiffeurs) avec gestes répétés au-dessus de l’horizontale
  • Sports d’armé du bras (tennis, natation, handball, lancer) ou de contact (rugby)
  • Antécédents de luxation, de tendinite chronique ou de conflit sous-acromial non traité

Une consultation spécialisée est recommandée si :

  • La douleur de votre épaule persiste plus de 4 à 6 semaines malgré le repos et les traitements simples
  • Elle vous réveille la nuit de manière régulière
  • Vous avez perdu de la force ou de la mobilité
  • La rééducation conduite par votre kinésithérapeute pendant 6 à 8 semaines n’a pas amélioré les choses
  • Une infiltration a apporté un soulagement seulement temporaire
  • Vous avez subi un traumatisme récent avec impossibilité de lever le bras

Le diagnostic d’une rupture de la coiffe repose sur trois piliers :

L’examen clinique. 

Le Dr Lavignac évalue les amplitudes articulaires (actives et passives), teste chaque tendon de la coiffe muscle par muscle (sus-épineux, sous-épineux, sous-scapulaire), recherche des signes de conflit sous-acromial et un éventuel retentissement nerveux.

L’imagerie de base : radiographies standard et échographie. 

Ces examens permettent de visualiser la morphologie osseuse (notamment la forme de l’acromion) et de caractériser l’atteinte tendineuse.

L’imagerie de précision : IRM ou arthro-scanner. 

Elle est indispensable avant toute décision chirurgicale, car elle précise l’état des muscles (qualité, atrophie, infiltration graisseuse), l’étendue des lésions et leur réparabilité.

Tous les traitements ne sont pas chirurgicaux, et la chirurgie n’est pas systématique. La stratégie est adaptée à votre âge, votre niveau d’activité, le type de rupture et l’état des muscles.

Traitement médical (première intention)

  • Rééducation kinésithérapique ciblée — recentrage gléno-huméral, renforcement progressif des stabilisateurs scapulaires, travail postural
  • Antalgiques et anti-inflammatoires pour gérer les épisodes douloureux
  • Infiltration écho-guidée de corticoïdes ou d’acide hyaluronique en cas d’inflammation rebelle
  • Adaptation de l’activité professionnelle ou sportive, parfois temporairement

Traitement chirurgical

La réparation chirurgicale est proposée :

  • Quand le traitement médical bien conduit n’a pas suffi
  • D’emblée chez les patients jeunes ou actifs, en cas de rupture aiguë post-traumatique, car la cicatrisation spontanée est exceptionnelle et la lésion s’aggrave de 6 à 7 mm par an en moyenne
  • Quand le retentissement fonctionnel devient un obstacle à la vie quotidienne, professionnelle ou sportive

L’intervention est réalisée sous arthroscopie, en chirurgie ambulatoire. 

Les tendons sont refixés sur l’os à l’aide d’ancres munies de fils de suture. La récupération complète demande au moins 6 mois.

Une rupture de la coiffe peut-elle cicatriser toute seule ?

Non. La cicatrisation spontanée est exceptionnelle. Une rupture non traitée a tendance à s’agrandir progressivement (6 à 7 mm par an en moyenne) et à entraîner une atrophie musculaire qui peut, à terme, rendre la réparation impossible.

Faut-il opérer toutes les ruptures ?

Non. Certaines ruptures partielles ou de petite taille répondent très bien à la rééducation, surtout chez les patients de plus de 70 ans peu actifs. La décision dépend de la taille de la rupture, de la qualité des muscles, de l’âge, de l’activité et de la gêne ressentie.

Combien de temps avant de retravailler ?

Pour un travail sédentaire : 4 à 6 semaines. Pour un travail manuel léger : 3 mois. Pour un travail manuel lourd ou avec port de charges : 4 à 6 mois. Ces délais sont indicatifs et adaptés à chaque situation.

La douleur va-t-elle disparaître après l’opération ?

Dans la grande majorité des cas, oui — mais progressivement. Les premières semaines, la douleur post-opératoire est normale et bien contrôlée par le protocole antalgique. Le soulagement durable apparaît généralement entre la 6e et la 12e semaine, à mesure que la cicatrisation tendineuse progresse.

Et si la rééducation seule ne fonctionne pas ?

L’absence d’amélioration après 2 à 3 mois de rééducation bien conduite est l’un des critères qui font envisager la chirurgie. Une nouvelle imagerie est généralement réalisée pour comparer l’évolution avant de prendre cette décision.

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