Opération de prothèse d'épaule à Bordeaux
Dr Lavignac- Spécialiste de l'épaule à Bordeaux
A propos de l’arthrose de l’épaule
Spécialiste de l'épaule à Bordeaux
Il s’agit de l’usure progressive du cartilage de l’articulation de l’épaule.
Le cartilage est un revêtement de surface qui assure le glissement doux, régulier et indolore des pièces osseuses. Son usure aboutit à un « grippage » de l’articulation qui crée plusieurs phénomènes : l’articulation produit du liquide (épanchement de synovie), de l’os « en plus » se forme (appelé ostéophyte) et de petites billes d’os peuvent apparaître et se déplacer dans l’articulation (appelées ostéochondromes).
L’arthrose de l’épaule peut se manifester par des douleurs mécaniques survenant lors de la sollicitation du membre et par un enraidissement avec blocage et limitation des mobilités.
Il faut distinguer deux types d’arthrose de l’épaule selon l’état de la coiffe des rotateurs.
L’arthrose centrée, lorsque la coiffe des rotateurs est intacte, correspond à l’usure isolée du cartilage
articulaire huméral et glénoidienL’arthrose excentrée correspond à une usure progressive du cartilage huméral et glénoïdien secondaire à une
rupture massive de la coiffe des rotateurs entraînant une excentration progressive de l’humérus sous l’action du
muscle deltoïde.
L’arthrose peut être primitive, c’est-à-dire sans cause retrouvée ou secondaire à :
une rupture de la coiffe des rotateurs, c’est l’arthrose excentrée de l’épaule, la plus fréquente
une maladie rhumatismale (arthrite rhumatoïde)
une séquelle de fracture de l’épaule
une nécrose de la tête humérale
une instabilité de l’épaule
L’usure du cartilage est irréversible et l’arthrose ne guérit pas spontanément.
L’évolution se fait vers l’aggravation avec un retentissement sur la douleur et la mobilité de l’articulation. Il n’y a pas de corrélation entre l’importante de l’arthrose et la gravité des symptômes ressentie par le patient.
Spécialiste de la chirurgie de l’épaule
Prise en charge de l'épaule à Bordeaux
Opération de prothèse d'épaule à Bordeaux
Quel traitement ?
Un traitement médical, associant des séances de rééducation et des gestes d’infiltration, sera réalisé dans un premier temps et permet très souvent une nette amélioration des symptômes. En cas d’échec ou d’aggravation malgré un traitement médical bien conduit, la mise en place d’une prothèse d’épaule peut être proposée.
Le principal bénéfice est le soulagement de la douleur et la récupération des mobilités.
Les differentes étapes
La mise en place d’une prothèse de l’épaule vous a été recommandée par le Docteur Lavignac.
Voici les étapes de l’opération expliquées simplement pour que vous compreniez mieux ce qui va se passer.
AVANT L’INTERVENTION
Un bilan complet est réalisé associant radiographies et échographies.
La réalisation d’un scanner (TDM) de l’épaule est indispensable pour planifier précisément l’intervention. Il permet de reconstruire votre articulation en trois dimensions, d’adapter informatiquement la prothèse à votre anatomie et de déterminer la position la plus sûre et la plus efficace lors de la chirurgie
PENDANT L’INTERVENTION
La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale et locorégionale et dure 1h. Cette opération se déroule généralement en ambulatoire. Une cicatrice est réalisée sur votre épaule, et de taille adaptée à chaque patient et pathologie (7 à 10 cm)
Les surfaces articulaires sont préparées (humérus et omoplate) à l’aide, d’une instrumentation chirurgicale spécialement développée. La prothèse peut être fixée dans l’os par impaction (prothèse sans ciment), par vissage (pour la partie sur l’omoplate) ou avec du ciment (prothèse cimentée) au libre choix de votre chirurgien.
APRES L’INTERVENTION
Une attelle est à maintenir pendant 4 semaines uniquement pour les prothèses anatomiques afin de protéger la cicatrisation tendineuse du sous-scapulaire.
Pour les prothèses inversées, cette attelle peut être retirée dès le lendemain de l’intervention pour favoriser une récupération des gestes simples du quotidien.
La rééducation débute immédiatement après l’intervention, en suivant le protocole remis. Elle débute en passif et actif aidé par le kinésithérapeute et par l’autre bras. Il est généralement possible de se resservir de votre épaule pour les gestes simples du quotidien immédiatement après l’intervention. Les gestes en force ou sollicitant pour l’épaule doivent être limités pendant les 3 premiers mois.
Vous serez revu(e) en consultation postopératoire à 21 jours de l’intervention avec un contrôle radiographique, afin d’évaluer l’évolution et d’adapter la rééducation si nécessaire
A propos de l’intervention
L’opération consiste à remplacer les zones usées par des pièces prothétiques, en respectant les muscles et les tendons passant à proximité.
Il existe deux types de prothèses adaptées à chaque type d’arthrose. La prothèse anatomique sera indiquée lorsqu’il existe une arthrose centrée, avec des tendons de la coiffe des rotateurs fonctionnels. La prothèse inversée sera indiquée devant une arthrose excentrée avec rupture irréparable des tendons de la coiffe des rotateurs.
Prothèse anatomique
La prothèse anatomique reproduit l’architecture normale de l’épaule. La tige métallique que l’on positionne dans l’humérus se termine par une « boule ».
L’élément que l’on positionne dans l’omoplate reçoit cette boule : « la boule est du côté de l’humérus ». Elle nécessite un environnement musculaire et tendineux de bonne qualité.
Elle est indiquée quand l’articulation est usée (arthrose, certaines arthrites, séquelles), et que la coiffe des rotateurs fonctionne encore correctement.
Son avantage principal
Quand les tendons sont en bon état, elle permet souvent une épaule avec des sensations plus proches d’une épaule “naturelle”, avec une bonne mobilité et un bon confort douloureux.
Sa limite principale
Elle dépend beaucoup de la qualité de la coiffe des rotateurs. Si ces tendons sont rompus, très fragiles ou non fonctionnels, le résultat peut être insuffisant ou se dégrader avec le temps.
Prothèse inversée
La prothèse inversée modifie l’architecture de l’épaule. La tige métallique que l’on positionne dans l’humérus se termine par une cupule. L’élément que l’on positionne dans l’omoplate est une boule qui s’articule avec la cupule. « La boule est du côté de l’omoplate » c’est la raison pour laquelle on parle de prothèse inversée, par opposition à la prothèse anatomique. Cette conception permet à l’épaule de fonctionner davantage grâce au muscle deltoïde, même quand la coiffe des rotateurs est déficiente. Elle a été développée précisément pour les épaules où les tendons sont trop abîmés pour assurer un fonctionnement normal.
Elle est surtout proposée en cas d’arthrose avec rupture importante de la coiffe, dans certaines fractures complexes et dans certaines reprises de chirurgie ou situations plus complexes.
Son avantage principal
Elle permet souvent de redonner une élévation du bras et de diminuer les douleurs, même lorsque les tendons de la coiffe ne sont plus réparables.
Sa limite principale
Le fonctionnement n’est pas exactement celui d’une épaule normale. Certaines rotations ou gestes fins peuvent rester plus limités qu’avec une bonne prothèse anatomique. Par ailleurs, son équilibre dépend de la tension musculaire et de la stabilité de l’implant.
En pratique : comment choisit-on ?
Le choix ne dépend pas seulement de l’âge. Il dépend surtout de la douleur et du handicap, du niveau d’usure de l’articulation, de la qualité de la coiffe des rotateurs, de la présence éventuelle de déformations osseuses, du niveau d’activité attendu après l’opération.
Les résultats attendus
Dans les deux cas, les objectifs sont de diminuer la douleur, améliorer la fonction, retrouver l’usage du bras dans la vie quotidienne.
Les résultats sont observés rapidement dans les 3 premiers mois qui suivent l’opération. L’amélioration se poursuit pendant l’année postopératoire. Le résultat attendu est une mobilité indolore de l’épaule, qui va permettre de récupérer en autonomie.
La durée de vie d’une prothèse totale de l’épaule est actuellement de 20 ans en l’absence de complication. Comme toute prothèse articulaire, elle peut user l’os dans lequel elle est fixée et peut nécessiter une nouvelle chirurgie pour la remplacer en cas de complication.
Complications
La liste n’est pas exhaustive et une complication particulièrement exceptionnelle peut survenir, liée à l’état local ou à une variabilité technique.
Comme toute chirurgie, il existe un risque d’hématome qui se résorbe en règle générale tout seul. Il peut également survenir un trouble de cicatrisation cutanée. L’évolution est très souvent favorable avec la poursuite des pansements.
L’infection est une complication rare mais grave. Elle peut survenir même très longtemps après la chirurgie et peut provenir d’une infection à distance de l’épaule, comme une infection dentaire ou urinaire. Une infection sur la prothèse peut conduire à une nouvelle chirurgie.
Il faudra donc surveiller attentivement, traiter les infections et prendre soin de votre peau en évitant toute plaie qui constituerait une porte d’entrée pour les bactéries. Il vous est fortement déconseillé de fumer pendant la période de cicatrisation, le tabagisme augmentant de manière significative le taux d’infection.
Il est possible d‘observer une obstruction des vaisseaux sanguins (par des caillots de sang) dans le bras ou dans les jambes (phlébites) avec un risque de migration au poumon (embolie).
La capsulite rétractile est un phénomène douloureux et inflammatoire avec rétraction de la capsule de l’articulation entraînant une diminution de la mobilité de l’épaule. Il s’agit d’un mécanisme de défense de l’organisme face à un stress (chirurgie, rééducation intensive, douleur mal contrôlée). Elle récupère généralement en 12 à 18 mois et nécessite un traitement médical renforcé (geste infiltratif, psychothérapie, centre antidouleur). Elle est imprévisible dans sa survenue comme dans son évolution et ses séquelles potentielles.
Les lésions nerveuses sont rares et touchent le plus souvent le nerf axillaire. Il s’agit le plus souvent d’une lésion d’étirement liée aux manœuvres durant l’intervention et qui récupèrent spontanément. Exceptionnellement il s’agit d’une atteinte plus grave qui peut justifier une nouvelle intervention et laisser des séquelles conséquentes.
La luxation de la prothèse, comme pour presque toutes les prothèses, peut survenir généralement à l’occasion d’un traumatisme. Elle survient généralement dans les premiers mois suivant l’intervention. Elle nécessite une réduction associée à une immobilisation, mais peut parfois justifier, surtout si les luxations se répètent, une nouvelle intervention.
Votre parcours patient en chirurgie de l'épaule à Bordeaux
Dr Pierre Lavignac
Épaule dégénérative
Coiffe des rotateurs
Articulation de l’épaule
Instabilité de l'épaule
Arthrose de l’épaule
Prothèse d'épaule
Résumé sur la chirurgie de prothèse d'épaule
La prothèse de l’épaule est une intervention chirurgicale de plus en plus courante. Cette opération délicate voit son résultat déterminé par le capital osseux et tendineux disponible. Les bénéfices apparaissent généralement dans les 3 mois suivant l’intervention. En l’absence de complications, la prothèse de l’épaule permet une amélioration significative tant sur le plan de la douleur que sur le plan fonctionnel.