Opération d'une disjonction acromio-claviculaire à Bordeaux
Chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie de l’épaule
A propos de la disjonction acromio-claviculaire
Spécialiste de l'épaule à Bordeaux
L’articulation acromio-claviculaire relie l’extrémité externe de la clavicule à l’acromion, partie de l’omoplate située au sommet de l’épaule. Elle participe à la suspension de l’épaule et à la transmission des contraintes entre le bras et le thorax.
La disjonction acromio-claviculaire correspond à une entorse grave ou à une rupture des ligaments acromio-claviculaires et coraco-claviculaires. Elle survient le plus souvent à la suite d’une chute directe sur le moignon de l’épaule, notamment lors d’accidents sportifs.
Les symptômes habituels sont une douleur au sommet de l’épaule, une déformation avec saillie de la clavicule, une gêne pour lever le bras et parfois une sensation d’instabilité. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et sur les radiographies, parfois complétées par un scanner ou une IRM dans certaines situations particulières.
Prise en charge
Opération d'une disjonction acromio-claviculaire à Bordeaux
Quel traitement ?
Le traitement dépend du stade de la lésion, du délai depuis le traumatisme, de l’importance du déplacement, de vos douleurs et de vos besoins fonctionnels.
- Les formes peu déplacées sont le plus souvent traitées sans opération.
- Les formes aiguës déplacées, douloureuses ou chez les patients jeunes, actifs ou sportifs peuvent relever d’une stabilisation percutanée par technique endobouton.
- Les formes chroniques, douloureuses ou instables, avec gêne persistante, peuvent justifier une reconstruction ligamentaire de type Weaver-Dunn modifié.
L’objectif est de restaurer la stabilité de l’articulation acromio-claviculaire, de diminuer la douleur et de permettre la reprise des activités quotidiennes, professionnelles et sportives dans de bonnes conditions.
Les différentes étapes
Une prise en charge chirurgicale de votre disjonction acromio-claviculaire vous a été recommandée par le Docteur Lavignac.
AVANT L’INTERVENTION
Un bilan clinique et radiographique est réalisé afin de confirmer le degré de la lésion, son ancienneté et de choisir la technique la plus adaptée. Un bilan anesthésique préopératoire est également effectué.
PENDANT L’INTERVENTION
La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent associée à une anesthésie locorégionale pour améliorer le confort postopératoire. Le geste est différent selon qu’il s’agit d’une forme aiguë ou chronique.
APRÈS L’INTERVENTION
Une immobilisation par écharpe ou attelle coude au corps est mise en place afin de protéger la réparation. La rééducation est débutée de manière progressive selon le protocole remis. Le but est de protéger la cicatrisation ligamentaire tout en évitant l’enraidissement.
A propos de l’intervention
FORME AIGUË : TECHNIQUE PERCUTANÉE PAR ENDOBOUTON
Dans les formes récentes, l’objectif est de réduire la clavicule et de stabiliser la reconstruction des ligaments coraco-claviculaires. Une technique mini-invasive par endobouton permet de relier la clavicule à la coracoïde à l’aide d’un système de fixation suspendu. Le geste peut être réalisé sous contrôle radioscopique selon les cas.
Cette technique vise à maintenir la réduction pendant la cicatrisation ligamentaire. Elle permet généralement de limiter l’agression des tissus mous et d’obtenir une stabilisation efficace dans les lésions aiguës.
FORME CHRONIQUE : LIGAMENTOPLASTIE DE WEAVER-DUNN MODIFIÉ
Dans les formes anciennes ou chroniques, les ligaments rompus ne cicatrisent plus correctement. Une simple stabilisation n’est alors pas suffisante. Une reconstruction ligamentaire est réalisée, classiquement par ligamentoplastie de type Weaver-Dunn modifié.
Cette intervention associe une résection limitée de l’extrémité distale de la clavicule, le transfert ou l’utilisation du ligament acromio-coracoïdien, et une stabilisation complémentaire afin de recréer une suspension stable entre la clavicule et la coracoïde. Des implants ou renforts complémentaires peuvent être utilisés selon les cas.
Les résultats attendus
Cette chirurgie vise à diminuer la douleur, à faire disparaître l’instabilité et à permettre une récupération fonctionnelle satisfaisante de l’épaule.
Dans les formes aiguës opérées précocement, la récupération est souvent favorable avec un bon recentrage de la clavicule. Dans les formes chroniques, l’objectif principal est surtout de retrouver une épaule stable, confortable et fonctionnelle ; une petite asymétrie ou une discrète saillie résiduelle peuvent persister sans compromettre le résultat clinique.
La reprise des activités sera discutée au cas par cas selon le sport, le métier, la douleur et la stabilité obtenue.
Complications
Comme toute chirurgie, cette intervention expose à des complications possibles, même si elles restent peu fréquentes.
- hématome, infection, retard de cicatrisation cutanée ;
- raideur postopératoire ou douleurs résiduelles ;
- perte partielle de réduction ou récidive d’instabilité ;
- gêne liée au matériel ou nécessité d’ablation secondaire selon la technique utilisée ;
- calcifications, douleurs acromio-claviculaires persistantes ou sensibilité de la cicatrice ;
- fracture de clavicule ou de coracoïde exceptionnelle ;
- atteinte neurologique ou vasculaire exceptionnelle.
Le tabac augmente les risques de complication cicatricielle, infectieuse et de mauvaise cicatrisation ligamentaire. Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer pendant toute la période de guérison.
Veuillez lire attentivement le consentement opératoire qui vous a été remis et expliqué lors de la consultation. Ce document vous informe sur les risques associés à l’intervention. Sa bonne compréhension et sa signature sont obligatoires avant votre intervention.
Votre parcours patient en chirurgie de l'épaule à Bordeaux
Dr Pierre Lavignac
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En résumé
La chirurgie d’une disjonction acromio-claviculaire vise à stabiliser durablement le sommet de l’épaule. En aigu, une technique percutanée par endobouton permet d’obtenir une stabilisation mini-invasive. En chronique, une ligamentoplastie de Weaver-Dunn modifié permet de reconstruire la suspension coraco-claviculaire. Le résultat dépend de la qualité du geste, de la cicatrisation et du respect des consignes postopératoires.